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Les Opérations de Sauvetage
 

Transport sanitaire, inquiétude et accident de plongée

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publié le 11 septembre 2015
Nom : Transport sanitaire, inquiétude et accident de plongée
Date : 11/09/2015

Vendredi 11 septembre 2015.

En début de matinée, le poste de secours de Chausey a reçu une personne ayant fait un malaise sur l’île. Le poste de secours se met en relation avec le CODIS puis le SAMU 50. L’ordre est donné d’évacuer la personne. La situation d’une l’ile (comparable à celle d’un navire au mouillage) a conduit le SAMU 50 à faire appel au CROSS Jobourg pour engager le moyen le plus adapté à la situation. 10h00 La Vedette de la SNSM de Saint Martin-de-Bréhal (SNS 444) est alors mise en action alors que le poste de secours organise sur l’île les préparatifs à l’embarquement du malade. 30 minutes sont nécessaires à la SNS 444 pour rejoindre Chausey et se "faufiler" entre les rochers jusqu’à point prévu pour l’embarquement. Lors du trajet retour le CODIS 50 prépare l’accueil du malade à la station SNSM de Saint Martin-de-Bréhal.

Pendant ce temps, le CROSS Jobourg est alerté par un témoin sur la plage de Langrunes-sur-mer s’inquiétant pour une embarcation à la dérive. Le témoin semble ne voir personne à son bord mais l’embarcation est loin. Après avoir précisément localisé le témoin, l’enquête commence avec pour moteur une seule question : la dérive de l’embarcation est-elle la conséquence d’une rupture de mouillage ou de la perte de son propriétaire (chute à la mer ou malaise)?
Avant d’engager les moyens de sauvetage mobilisons les moyens sur place (riverains, restaurants, navires à proximité). Les appels téléphoniques et VHF s’enchaînent, pas de réponse. La Gendarmerie arrive sur les lieux ; recherche des informations : remorque de mise à l’eau sur la plage, témoins, etc...). La Vedette de Gendarmerie "PRONOE" propose de se rendre sur les lieux dans 10 minutes. L’enquête se poursuit, des promeneurs de passage informent les Gendarmes que la barque était déjà là la veille, il faut confirmer cette information. Le CROSS contacte un centre de loisir situé au bord de la plage, les agents du centre se mobilisent, l’embarcation est connue de l’un d’entre eux : Il s’agit d’une annexe régulièrement au mouillage sur la plage et dont l’absence de repère à l’horizon ajouté avec le courant transversal qui balaye la plage donne à l’embarcation une impression de mouvement.

15h32 CODIS 14 nous transfère des plongeurs au large de Courseulles-sur-mer ayant commis une erreur dans leurs paliers de décompression alors qu’ils évoluaient à 44 mètres. Les caissons de décompression étant situés à (Brest-Angers ou Lille), la rapidité est le maître mot. L’hélicoptère de la Marine Nationale basé à Maupertus (BELLIGOU) est alerté ainsi que le médecin SECMAR du Centre d’Instruction Naval de Querqueville. En parallèle, une conférence à trois avec le SCMM, les plongeurs et le CROSS est engagée. Le médecin décide l’évacuation à 13h37, le CROSS confirme le décollage à BELLIGOU et au médecin SECMAR. Le navire des plongeurs est informé, mais sa petite taille rend le treuillage périlleux et long. De plus, la marée étant basse, il ne peut pas regagner le port de Courseulles pour une évacuation sur le terre-plein. Le CROSS demande aux plongeurs de faire route sur la plage et d’échouer leur navire. La Gendarmerie est avisé de l’opération, une patrouille sera nécessaire pour préparer une zone pour accueillir l’hélicoptère sur la plage. 50 minutes après l’arrivée de l’alerte au CROSS, l’hélicoptère a déjà avaler les 44 miles (80 km) le séparant de la plage de Courseulles (plus un détour sur Querqueville). Les Gendarmes n’auront pas le temps de sécuriser la zone de posé, le CROSS mobilise alors les moniteurs de l’école de voile de Courseulles pour éloigner les promeneurs avant l’arrivée de l’hélicoptère. à16h32 le médecin SECMAR prend en charge les 2 patients dans l’hélicoptère et à 16h53 les plongeurs sont pris en charge à l’hôpital Monod du Havre.