La presqu’île du Cotentin : Un rempart à la tempête.

publié le 7 février 2016 (modifié le 8 février 2016)

Dimanche 07 février

Les conditions météorologiques de ces derniers jours ont engendré une mer très forte en manche conduisant les capitaines à trouver refuge en Baie de Seine.

33 mouillages ont déjà été attribués par le CROSS Jobourg et les demandes continuent d’affluer en provenance des navires ayant appareillés depuis les ports de l’Europe du Nord. À ces navires il faut rajouter les 9 navires en dérive contrôlée aussi que les plus téméraires, qui ont lutté jusqu’au DST (Dispositif de Séparation du Trafic) des Casquets et qui, contraints d’abandonner, doivent faire demi-tour.

Ce phénomène n’est pas nouveau et rappelle l’année 2014 où, à la même période, plus de 60 navires avaient trouvé refuge en baie de seine. Comme en 2014, même les géants des mers se sont mis à l’abri (365m de long pour le plus gros navire au mouillage en 2014 ; 396m long cette fois-ci avec le porteur conteneurs de la CMA-CGM le « VON HUMBOLDT »).

Et le plus petit

Pourquoi, La Baie de Seine est un bon abri ?

Un rempart de taille
La presqu’île du Cotentin protège les navires des vents d’Ouest et de la mer.

Des fonds adaptés
La Baie de Seine est une zone relativement peu profonde et dispose d’un fond de « bonne tenue » ces 2 qualités permettent en plus d’une « croche » efficace de l’ancre, la mise à l’eau d’un nombre suffisant de maillons « longueur de chaîne » ce qui a pour effet d’augmenter le poids du mouillage mais aussi de diminuer l’angle de tir du navire sur son ancre, accentuant l’enfouissement de cette dernière et donc sa tenue.

De l’espace
Risque d’échouement : La géographie de la Baie de Seine fait, que sous l’action des vents dominants, les navires sont écartés de la côte si ils dérapent sur leur ancre.
Risque d’abordage : Les navires au mouillage ne sont pas immobiles, ils évoluent sous l’action des vents et des courants dans un cercle (cercle d’évitage) dont le centre est le point où l’ancre a « crochée ». C’est pourquoi les points de mouillage sont séparés de 2 milles marins ( 3,6 km).

Une zone sous surveillance
En plus de la surveillance du CROSS Jobourg, les équipages des navires ainsi que les sémaphores de St Vaast et de Port en Bessin veillent à ce que les navires ne chassent pas.

Les mauvaises conditions météorologiques semblent se maintenir jusqu’au milieu de la semaine prochaine et il est probable que la presqu’île du Cotentin ait à accueillir encore plus de navires que par le passé.