Pneumatique à la dérive

publié le 23 mai 2011

Quoi ?
Un pneumatique en panne moteur

Où ?
Entre Quinéville et la pointe de Saire

Quand et comment ?
Ce jour, vers 19h20 locales, l’épouse d’un septuagénaire informe par téléphone le CROSS Jobourg que son mari est parti pêcher depuis 16h30 à bord d’un petit pneumatique (3m40 de longueur), de couleur grise et équipé d’un moteur hors-bord de 10CV qui montre des signes de faiblesse.
Elle s’inquiète légitimement d’être sans nouvelle de son époux qui ne dispose à bord d’aucun moyen de communication radio.
Alors qu’il reste moins de 3 heures de luminosité, le CROSS déclenche rapidement un large dispositif de recherches :
- l’hélicoptère Dauphin de la marine nationale qui décolle de Maupertus en moins de 5 minutes.
- le canot SNS 239 "Philippe Mouchez" et le pneumatique SNS 5053 "Michel le Praël" qui appareillent de Saint-Vaast en moins de 20 minutes.
- une patrouille côtière de pompiers entre Quinéville et Saint-Vaast-la-Hougue.
Alors que tous les moyens engagés ont débuté l’investigation de leurs zones de recherches respectives depuis 25 minutes, la SNS 239 repère à 20h15 un pneumatique à la dérive à près de 3 nautiques dans l’Est de la pointe de Saire : son occupant, qui a heureusement revêtu un gilet de sauvetage de couleur vive, confirme être tombé en panne moteur un quart d’heure après l’appareillage et être à la dérive depuis plus de 3 heures.
Le pêcheur imprudent est récupéré à bord de la SNS 239 et ramené sain et sauf à Saint-Vaast-la-Hougue où il est débarqué à 20h50 : fin d’opération.

Météo :
Vent de secteur ouest établi à plus de 20 noeuds - Mer peu agitée - Bonne visibilité.

Conseils du CROSS
Sans la qualité de la veille visuelle de l’équipage de la SNS 239, il est probable que cette opération de sauvetage n’aurait pas connu si rapidement un heureux dénouement.
Le CROSS rappelle que, pour une navigation côtière (jusqu’à 6 nautiques d’un abri) l’emport d’un moyen de repérage lumineux et de 3 feux rouges automatiques à main est obligatoire : ces feux incandescents permettent de signaler une détresse et sont visibles à plus de 3 nautiques.
Par ailleurs, un moyen de communication radio (VHF portable de préférence ou téléphone) reste très utile pour se signaler en panne avant qu’il ne soit trop tard...

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