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Les Opérations de Sauvetage
 

Passage de la tempête Dirk : jusqu’à 36 navires au mouillage à St Vaast

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publié le 24 décembre 2013
Nom : Passage de la tempête Dirk : jusqu’à 36 navires au mouillage à St Vaast
Date : 24/12/2013

Elle était annoncée et n’a donc pas surpris les navigateurs : la tempête "Dirk" qui a balayé le Cotentin dans la nuit du 23 au 24 décembre n’a pas occasionné d’accident maritime en Manche centrale.

D’élémentaires mesures de prudence et de prévention avaient été adoptées avant ce coup de vent, la première d’entre elles consistant, lorsque cela est possible, à s’abstenir de quitter le port.
Et, de fait, il n’y avait pas de plaisancier en mer en ce lundi agité, et seuls quelques rares pêcheurs (un navire britannique et un navire belge) s’obstinaient à tenter de pêcher aux abords du dispositif de séparation du trafic des Casquets.

Mais il y a aussi tous les navires de commerce dont le voyage avait débuté bien avant que la tempête ne soit prévisible. Pour eux, il n’y a guère de choix en pratique : soit continuer à naviguer, en adaptant route et vitesse aux conditions environnementales, soit rechercher l’abri d’un port ou d’une côte pour attendre la fin de l’épisode dans de meilleures conditions de sécurité ou, simplement, de confort.

La nuit dernière, les cargos qui avaient choisi de poursuivre leur route transitaient, comme à l’accoutumée, sous la bienveillante vigilance du CROSS Jobourg. Les opérateurs du service "circulation" du CROSS ont ainsi contacté, enregistré et suivi environ 60 navires en 24 heures (la moyenne habituelle s’établissant, hors phénomène météorologique particulier, à 170 navires / jour).

D’autres navires, plus exposés à la tempête en raison de leur taille modeste (entre 60 et 120 mètres), de leur cargaison (risques de désarrimage) ou de leur taille importante (forte prise au vent des porte-conteneurs de plus de 300 mètres par exemple), ont sollicité le CROSS pour obtenir un point de mouillage abrité.

La gestion des mouillages dans les eaux territoriales françaises figure en effet parmi les missions les plus méconnues du CROSS.
Elle n’en est pas pour autant secondaire, notamment lorsqu’il s’agit d’organiser un partage harmonieux et sécurisé de l’utilisation des zones abritées par des navires présentant des caractéristiques forts différentes.
Et il y avait foule cette nuit dans la zone de mouillage forain de Saint-Vaast La Hougue, à l’Est de la péninsule du Cotentin.

Les chefs de quart du CROSS ont ainsi été appelés à gérer en temps réel jusqu’à 36 navires simultanément.
Entre l’attribution de points de stationnement aux navires désireux de mouiller, les mouillages qui ne tiennent pas bien (l’ancre "chasse" et le navire commence à dériver), les nécessaires repositionnements qui s’ensuivent et le suivi des délicates manœuvres d’approche des nouveaux venus dans une zone déjà encombrée, la nuit n’a pas été de tout repos au CROSS Jobourg.

Le plus fort de la tempête est passé sans laisser de trace en mer, et l’Abeille Liberté, prépositionnée en alerte à Omonville-La-Rogue, n’a pas eu à intervenir. Mais la mission se poursuit et la plus haute vigilance reste de mise en cette veille de Noël à la passerelle du CROSS Jobourg.

Un aperçu de la zone de mouillage de St Vaast-La-Hougue en début de matinée le 24 décembre 2013