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L’actu du CROSS au fil de l’eau

Départ du Dauphin de service public : une page se tourne

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publié le 31 décembre 2012

A compter du 1er janvier 2013, le CROSS ne fera plus appel à « GUEPARD X-RAY » pour porter secours aux personnes en difficulté en mer. « Notre » Dauphin de service public cède en effet sa place à un nouvel appareil, plus imposant et de conception beaucoup plus récente : un EC 225.

Au terme de 23 ans de service du Dauphin à Cherbourg-Maupertus, le CROSS tient à rendre hommage à ce partenaire efficace, fiable et fidèle.

Un peu d’histoire

En 1990, la Marine Nationale fait l’acquisition de trois hélicoptères SA 365N Dauphin répartis sur le littoral (La Rochelle, Cherbourg et le Touquet) et destinés à des missions civiles de service public : sauvetage en mer, assistance aux personnes et aux biens, police des pêches, recherche des pollutions...
Leur exploitation (entretien et entraînement, puis mise en œuvre sur sollicitation du CROSS) est dans un premier temps concédée à la société privée Héli-Services.

Lorsque cette concession arrive à son terme, la marine reprend ses machines en gestion directe, tout en leur conservant une vocation entièrement tournée vers le service public en mer. C’est ainsi que les premiers équipages de la fottille 35F, à laquelle sont rattachés ces hélicoptères, s’installent à Maupertus en 1995 et prennent l’alerte au 1er janvier 1996.

Suite à une réorganisation interne de l’aviation navale, les Dauphin SP (pour « service public ») rejoignent la flottille 32 F en 1997. Mais cette « escapade » sera de courte durée puisque la 35 F, dissoute en octobre 1998, renaît fin 1999 et intègre alors en une seule unité des Super-Frelon, des Alouette III et les Dauphin.

Enfin, en juin 2001, dans un souci d’optimisation et de rationalisation, la marine décide de regrouper les hélicoptères de même type par flottilles. C’est ainsi que les Super-Frelon de la 35F rejoignent ceux de la flottille 32F à Lanvéoc-Poulmic. Parallèlement, les Dauphin SA365N de Hyéres, La Rochelle, Le Touquet et Cherbourg se retrouvent "entre eux" au sein de la flottille 35F, qui fut leur premier berceau.

Ces différents changements de rattachement organique sont toutefois restés quasiment transparents pour le CROSS qui a toujours bénéficié, avec le « détachement aéro » de Maupertus, d’une unité de sauvetage particulièrement réactive.

Les marins du ciel

L’équipage d’un Dauphin SP c’est 6 personnes : aux 4 navigants qui sont à bord de l’appareil pour chaque mission (pilote, co-pilote, mecanicien de bord/treuilliste et plongeur) s’ajoutent 2 techniciens, qui restent à terre et sont chargés de l’entretien courant de la machine.

Et comme il s’agit de tenir l’alerte 24H/24 et 365 jours par an, deux équipages se relaient tous les 15 jours sur la plate-forme aéroportuaire de Cherbourg.

Les équipes de quart du CROSS Jobourg ont toujours pu compter sur ces 12 « marins du ciel » dont l’engagement sans faille s’est traduit par des taux de disponibilité très élevés, des capacités d’intervention dans les conditions les plus difficiles et des délais de décollage très inférieurs à ceux auxquels ils étaient soumis réglementairement.
Ainsi, alors que « GUEPARD X-RAY » était en alerte à 1 heure de jour et 2 heures de nuit, le coordonnateur de mission de sauvetage, qui dirige les opérations depuis le CROSS, savait que l’hélicoptère serait préparé et configuré pour la mission et aurait décollé en 10 à 15 mn en journée et en moins de 40 mn la nuit !

1500 missions de sauvetage

Avec une moyenne oscillant entre 70 et 85 opérations par an ces 10 dernières années, on ne compte plus le nombre de personnes secourues ou assistées par le Dauphin SP de Maupertus.
Au sein du dispositif de sauvetage en mer placé sous la responsabilité du Préfet maritime et mis en œuvre par le CROSS, la notion de « fer de lance » s’impose tout naturellement pour qualifier cet hélicoptère et son équipage.

Alors pour l’ensemble du travail accompli, et pour ce partenariat de chaque instant depuis près d’un quart de siècle, le CROSS Jobourg remercie et salue tous les personnels de Héli-services puis de l’aéronavale qui ont armé le site de service public de Cherbourg et fait vivre ce Dauphin dont l’élégante silhouette était devenue familière aux habitants du Cotentin.

La relève est assurée

Le Dauphin s’en va mais ne laisse pas une place vide pour autant. Dès le 1er janvier les équipages de la 32 F prennent l’alerte à Maupertus avec leur EC 225, mais ceci n’est que le début d’une autre histoire, et nous aurons l’occasion de vous en faire partager les faits marquants au fil des pages de ce site...

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